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Christophe Condello"Les arbres sont des êtres qui rêvent" Aristote Ayiti IILa montagne se dresse dans la mer résiste fièrement contre vents et marées à l’injustice du ciel déchaîné les pierres renversées parmi d’autres réchauffent le cœur de l’île de toutes les beautés hommes et femmes les mains tremblantes sous la caresse des oiseaux soulèvent l’horizon de nos yeux
Ayiti ouvre les bras de ses rues dévastées allume une lumière dans notre obscurité chaque couleur finit toujours par nous ressembler le souffle des enfants appelle avec humilité à la clémence de la terre et des eaux
Poème écrit le 16 janvier 2010 suite au terrible tremblement de terre survenu en Haïti. J'appelle tout le monde à être solidaire. CC DécembreTu viens au refuge
c'est moi
qui t'ai demandé de passer
j'apprends à te nommer
la peau
marquée par l'hiver
et les larmes
ne disant jamais tout
j'imagine
les yeux
illuminent
la nuit qui tombe
lentement
sur décembre
CC
11 décembre 2010 NovembreNovembre
dans le chaudron
il y a les senteurs du jour
quelques feuilles jaunies
et des cris d'enfants
il y a le vent
qui colporte une légende
aux bruits effrayants
l'automne
le bois craque
et la boue dessine
dans l'ombre
une vie en jachère
le feu lui attise
tes caresses félines
cc
09 janvier 2010 Éclats d'encreDernière parution :
Sans larme
Geneviève Roch
Poésie, 38p., 12€, ISBN 978-2-914258-61-6
« je sens je vois
comme une silhouette
aux bordures voilées
qui rôde à mes contours
tu habites mon désert »
Eclats d'encre
14, rue Gambetta 78 600 Le Mesnil-Le-Roi Tel 01 34 93 40 71 Fax 01 39 12 11 55 editions@eclatsdencre.com www.Eclatsdencre.com Extraits d'auteurs chez Éclats d'encre:
Plus l'ombre est dense
Et danse à tes pieds
Plus tu touches au but
Et te sais du soleil.
Toucher les doigts du sourcier, Emeric de Monteynard
C'est un métier à vie – du premier au dernier cri –
une évidence qui inscrit ses sillons sur nos visages
creusés par les longues nuits de veille.
L'avancée des jours Chantal Couliou Au dehorsUne odeur de soleil
et de bois brûlé
envahit la chambre
mille cristaux au dehors
montent la garde
sur ta peau
un peu de cire témoigne
que le feu existe
j'observe l'horizon
avec la peur
que tu me surprennes
à tant de désir
CC
07 janvier 2010
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